Peinture sur porcelaine.
Peintre sur carreaux de faïence
Compositions personnalisées
Marianne Vedovini- Ardonceau a une longue expérience artistique.
Ceux qui la connaissent l’ont toujours vu dessiner.
Douée, elle s’est orientée vers la peinture à l’huile, sur toile d’abord, sur grand format en bois ensuite.
Curieuse, elle a exercé son talent sur de nombreux supports, apprenant ainsi de nombreuses techniques différentes :
pour ne citer qu’un exemple, Marianne est très habile dans le traitement de l’émail à froid sur des pièces en verre.
Quand elle découvre la peinture sur céramique et en particulier la porcelaine, Marianne sait qu’elle a trouvé le support idéal à son inspiration.
En octobre 2004, elle trouve la formation appropriée au CNIFOP à St.- Amand en Puysaie, et, à raison de 35h de décoration par semaine, elle apprend le métier, les gestes, les techniques des décorateurs sur faïence et sur porcelaine. Jusqu’en mai 2005…
La révélation !
« Pendant cette formation, confie Marianne, j’ai souffert, j’ai pleuré, j’ai eu envie d’abandonner, mais j’ai appris et je ne regrette rien ! ».
Aujourd’hui, Terre et Pinceaux est né ! Marianne est heureuse :
elle est décorateur sur faïence et sur porcelaine !
Mais sa plus belle récompense, c’est la réaction du public face à ses réalisations :
« Que c’est beau ! C’est peint avec un pinceau ? »
Gravement atteinte de modestie incurable, Marianne garde la tête froide :
« Moi, lorsque je regarde mon travail, je vois le détail qui fait que … ça pourrait être mieux »
Ce sera difficile de faire mieux, mais Marianne aime se donner du mal, semble- t- il…
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plats : ici - boites porcelaine : ici - carrelage et assiette : ici - Détail peinture : ici
Marianne nous invite à partager sa journée de travail.
Au stade de la préparation, elle nous ouvre la porte de son atelier et nous confie « les secrets du chef » :
« Je travaille sur carreaux de faïence émaillés blanc et sur porcelaine.
La technique est la même pour les deux supports.
Je commence par réaliser une maquette à taille réelle sur papier à dessin. Je marque tout :
les couleurs, les numéros des pinceaux, les distances, les angles…
Par exemple, si je veux réaliser six motifs en cercle sur l'aile d'une assiette, je vais déterminer des angles de 60°, à l’aide d’un rapporteur, en partant du centre.
Si je veux quatre motifs, deux seront des angles de 45°, etc.,...
Je mesure tout et prépare géométriquement l'emplacement des motifs pour que tout soit harmonieux. Sans cette rigueur, un rien peut tout transformer en fouillis.
Je travaille avec un rapporteur, un compas, une règle souple, un mètre ruban. Lorsque le motif est réalisé sur papier, je travaille à main levée ou je prépare un poncif.
Dans ce cas, on décalque le motif sur papier calque.
Ensuite on fait de tous petits trous pour permettre à la poudre de charbon de bois de se déposer sur le support.
Réaliser un poncif prend du temps.
Il est plus simple de dessiner à main levée, à condition de prendre tous les repères nécessaires avec précision. »
A l’évidence, Marianne maîtrise parfaitement les techniques du dessin. Et depuis longtemps…
Voir Marianne au travail : ici
Atelier- exposition : ici
Détail travail : ici
Si la plupart des techniques sont similaires, travailler la porcelaine ou le carrelage de faïence nécessite une approche différente au moment de la réalisation.
Pour la porcelaine, Marianne utilise une tournette sur pied. Elle travaillera son carrelage à plat, sur sa table à dessin, en respectant l’espace réservé aux joints entre les carreaux, un peu comme une mosaïste.
Des allumettes étêtées délimiteront cet espace.
L’absence de dessin à ces endroits ne doit jamais rompre l’homogénéité finale du tableau.
A une certaine distance, l’œil du spectateur ne percevra même plus ce vide, il verra l’œuvre dans son ensemble, comme si elle lui était proposée sur une surface lisse et uniforme.
Dès que le motif souhaité est parfaitement reproduit au crayon gras, Marianne le « cerne » à la plume.
Son porte- plume est chargé de couleur vitrifiable et d’un « médium à cerner ». J’ai un point d’interrogation dans chaque œil, face à ce terme trop savant pour moi. Marianne sourit et m’explique :
« Ce n’est rien d’autre que de l’eau et du sucre. »
Elle me laisse bouche bée et s’en va choisir puis diluer ses couleurs à l’essence grasse, puis à la térébenthine. Marianne va enfin peindre.
Bientôt le passage au four bien rempli : 8h30 de cuisson pour atteindre une température de 840° !
Mais le moment le plus éprouvant selon Marianne, c’est maintenant :
avant d’ouvrir ce four, il faut impérativement attendre que la température redescende à 15O°, environ.
Marianne précise que céramique et porcelaine ne risquent rien, en cas d’ouverture prématurée. Par contre, le choc thermique violent endommagera presqu’à coup sûr les résistances de son four.
Avec le matériel aussi, il faut être soigneux…
Carrelage peint : ici / ici
Pour nous, Marianne passe en revue ses outils et son matériel.
En artisan méticuleux, elle s’assure en même temps du parfait état de chaque ustensile.
- crayon gras qui brûle et disparaît à la cuisson
- porte- plume pour cerner les motifs en passant sur les contours délimités par le crayon
- pinceaux avec les couleurs vitrifiables
- alcool à 90° pour nettoyer et dégraisser les supports,
- carreau de céramique pour diluer les couleurs vitrifiables à peindre,
- spatule pour écraser les couleurs
- couleurs vitrifiables sans plomb et sans cadmium aux normes européennes. Ces couleurs ne varient pas à la cuisson. Tous les mélanges de teintes sont possibles.
- four de céramiste pour cuisson.
A présent, Marianne évoque son support préféré, en le désignant du regard : la porcelaine de Limoges.
Cours, stages et autres réalisations : ici
Les artistes embellissent la vie, leur rigueur, leurs recherches (et souvent leurs trouvailles) font évoluer des techniques plusieurs fois millénaires, apprécier et reconnaître des arts injustement sous- estimés, voire relégués au rang de « hobby »…
Nous parlons pourtant d’un art à part entière, dont l’histoire remplirait plusieurs bibliothèques.
A elle seule, la peinture sur céramique réclame de multiples compétences, sans compter le talent et la créativité des professionnels qui pratiquent cet Art du Feu.
Avec Terre et Pinceaux, Marianne obtient un niveau de qualité qui rend ses lettres de noblesse à la peinture sur céramique. Les Egyptiens, déjà, décoraient avec goût leurs objets usuels en faïence ou leurs carrelages.
Les Chinois ont réussi à surprendre Marco Polo et préserver longtemps après lui les secrets de fabrication de la porcelaine ainsi que leurs techniques de peinture.
Les cours européennes en deviendront friandes donnant ainsi naissance à un commerce de luxe très florissant.
Après de nombreuses recherches et la découverte, un peu par hasard, de gisements de kaolin en Europe, notamment en Allemagne et en France, le XVIIe siècle a vu naître et prospérer dans nos contrées, d’importantes fabriques de céramiques qui ont, entre autres, révolutionné l’art de la table et créé l’une des plus belles porcelaines au monde.
Chacune de ces fabriques se découvrit un style caractéristique, une griffe :
la peinture sur porcelaine était en plein essor.
La qualité des produits, la richesse des décors ont inspiré autant les peintres anonymes attachés à ces fabriques réputées que des artistes de renom.
La faïence et la porcelaine, la céramique en général sont à l’origine de nombreuses créations artistiques de grande valeur. Elles ont servi de support à des artistes aussi prestigieux que Gauguin et d’autres peintres fauves.
On l’oublie souvent, Gauguin est l’auteur et le décorateur de plus de 150 créations en céramique.
Plus près de nous, citons Matisse ou Picasso qui contribua, par l’originalité de ses œuvres, à asseoir définitivement la réputation de Vallauris.
Aujourd’hui, ce sont essentiellement des artistes, des artisans comme Marianne, passionnés par leur support, cette céramique fine et délicate, qui donnent le meilleur de leur talent à la peinture sur porcelaine, sur faïence.
Elle mérite, à notre avis, autant d’égards, d’attention et de respect que d’autres modes d’expression artistique élevés depuis longtemps au rang d’arts majeurs. Sachons remercier ces artistes qui, avec cœur et savoir- faire continuent à mettre en valeur des objets de notre quotidien, réapprenons à les regarder plutôt qu’à les voir, laissons- nous surprendre :
la beauté se pose partout.
En même temps, faisons semblant de ne pas remarquer l’artiste à l’arrière- plan : notre admiration écorcherait sa modestie et sa timidité naturelles.
Toujours plus loin, toujours plus beau, ce n’est pas assez !
Mais, chut ! Surtout ne pas le dire…
Atelier Terre et Pinceaux
Marianne Vedovini Ardonceau
42, rue du Château d'Eau
Auxy
77760 BUTHIERS
France
Tél:00 33(0)1 64 24 14 93
atelier.terreetpinceaux@orange.fr
Toutes mes pièces sont des pièces uniques et les modèles présentés peuvent servir à des réalisations personnelles.
J’attends vos projets…
« Terre et Pinceaux » vous garantit la nue propriété de l’œuvre réalisée et la propriété intellectuelle des motifs choisis.
Aucune photographie de votre projet ne peut être produite, à quelque fin que ce soit, sans votre autorisation, ni sans en mentionner l’origine exacte.