Mustapha Raïth
Artiste peintre, plasticien
Sidi Bou Said, Tunisie
« L'Art ne tend-il pas à exprimer le sens de l'aventure intérieure des hommes lancée à travers l'espace-temps ?
N'est-il pas porteur des mystères insondables du monde et participe de ce fait de l'héritage de l'humanité ?
Le langage de l'art est universel et vibre à des niveaux différents de conscience et de perception selon son histoire personnelle et culturelle.
Le propre de l'art est de rester indéfiniment suggestif, contrairement à l'artisanat, plus restrictif dans son acception culturelle.
L'Art procède de la personne tout entière et exige une participation d'acteur.
Sa mission ne consiste pas à émouvoir seulement notre sens esthétique mais à agir sur nos énergies par ses propres vertus afin de transmettre à l'Humanité des informations visuelles et émotives sur l'état actuel de l'âme humaine.
L’art traduit le besoin de l’homme d’exprimer et de déchiffrer le mystère de la vie ».
Mustapha Raïth
2, rue Omar Ibn Khattab - 2026 -
Sidi Bou Saïd – TUNISIE
Téléphone :
Atelier
00 216 71 728 78
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gsm
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www.mustapharaith.com
titi021@yahoo.fr
Premier cri :
28 août 1960 à Hautmont - France
Etudes :
Beaux-Arts de Valenciennes - France
Professions exercées :
Journaliste culturel en Algérie
Conseiller artistique,Enseignant d’Arts Plasiques
Technique : mixte : acrylique, huile, enduit, colle...
Spécialité : peinture - fresque - installation - assemblage - performance
Support : toile, carton, papier, bois et autres objets
Style : expression libre et personnelle
« De nombreux rituels commencent par le tracé d'un cercle rendu sacré par son seul traçage.
Le cercle est sans doute le plus puissant symbole de l'origine de la vie.
Il est à l'image de la forme et du mouvement de notre planète qui se déplace autour du soleil.
D'ailleurs nous sommes ancrés à la terre et sa rondeur par la force de gravité et notre corps la perçoit.
L’expérience subliminale du mouvement circulaire tout comme celui de la matrice maternelle sont encodés dans nos cellules.
Les moines tibétains utilisaient le mandala comme support visuel de méditation leur permettant de voyager à l'intérieur de leur conscience.
Le psychanalyste Karl Jung a adopté le mot sanskrit mandala pour décrire les figures circulaires qu'il dessinait lui-même et qu'il faisait dessiner à ses patients.
Démarche reprise un peu plus tard par un large public en quête de mieux être (New Age).
Mais il est également un instrument de réflexion provoquant des visions dans une concentration paisible. »
(voir les deux tableaux du bandeau)
http://www.atelier-raith.com
"L'index de la main droite s'érige en phare pour me guider et témoigner de l'unicité de la vie :
il n'y a pas d'autre vie que la vie, l'être humain est son héritier privilégié jouissant de ce trésor à volonté.
Cette liberté d'action, à la fois fascinante et effrayante, m'amène à réaliser que tout et rien n'a d'importance en ce monde et que la vie est sans doute un acte d'amour entre l'esprit et la matière;
de cette union seraient issues la paix et la guerre.
La paix comme la guerre ne sont que des remises en cause de la liberté face au désir obsessionnel d'appropriation du Sceau de la vie.
L'histoire de l'humanité démontre clairement que l'homme a failli à sa mission de protecteur de la vie puisqu’un climat permanent d'insécurité règne à travers le monde.
Chacun revendique sa quote-part de vie comme s'il s'agissait d'un magot divisible.
Une prétention non seulement vaine mais dangereuse pour la préservation de la planète :
La vie appartient à la Vie".
« Une insoutenable crainte fossilise le temps humain dans une scène préhistorique où des bêtes en furie s'entre-dévorent, sans pitié.
Presque sans distinction.
Il suffit d'être un enfant, une femme, un quidam se trouvant au hasard de leur chemin, quand ils ne provoquent pas ce hasard, un hasard fréquent, trop fréquent, si fréquent qu'on n'ose ni sortir, ni rester chez soi.
Alors je sors et je reste chez moi, asphyxié par cet étrange climat de confusion du temps qui me torture le corps et l'esprit.
La terreur et les images vivantes de l'horreur déforment le sens du réel et le transforme en vision de cauchemar permanent, ici et maintenant : des cadavres piégés, des personnes mutilées, décapitées, suppliciées, des enfants écartelés en lambeaux...
Beaucoup trop de sang déversé pour laver l'orgueilleuse colère d'une poignée de chefs en chaleur.
Je ne parlerai pas d'eux, je ne les connais pas et ne veux pas les connaître.
Ils me font peur.
Je parle ici de ma peur, de la peur du demain qui se joue aujourd'hui. Je parle de ce que j'ai enduré, de ce que l'humain vit de dur et qui perdure.
Et de toute la force de mon langage, je revendique et trace mon cri d’exilé, rappelant la phrase d’un poète anglais » :
« Si la liberté est un bien,
il vaut mieux mourir
que de laisser quelqu’un vous la prendre. »
L'HISTOIRE A FAIT DE MOI
UN DÉRACINÉ ET LA LÉGENDE
UN FILS DE LA LIBERTÉ
JE SUIS VENU AU MONDE
avec une bombe à retardement
dans les tripes.
Ce n'est que longtemps
après la terrible déflagration
dont je souffre encore
à ce jour les conséquences,
que je compris ce que je suis :
ETRANGER DE NAISSANCE.
J'ai alors pensé à la vie.
A la folie et à sa violence,
à la douleur et à la mort.
Et j'ai pleuré.
J'ai pensé au chagrin et au deuil.
A mes soeurs et à mes frères humains,
de sol et de sang et à ceux du monde entier.
Vivants et morts. Connus et inconnus.
J'ai pensé à nos joies et à nos peines.
A nos malentendus. A nos espoirs contrariés. Au châtiment et à l'exil.
J'ai pensé à l'Histoire du monde et médité sur la condition humaine.
J'ai encore pleuré.
J'ai vu la haine et la guerre dans toutes leurs atrocités.
J'ai pensé au bien et au mal.
Au mépris et à la xénophobie.
Toujours, je pleurais.
J'ai pensé fort à l'Amour et à la Paix.
A la tolérance. A l'étoile de l'Espérance humaine et au Bonheur des terriens.
J'ai pensé de jour comme de nuit.
Je suis tombé malade à force de penser.
Et j'ai prié.