Colette Pitance, artiste peintre, plasticienne, photographe, Verviers, Belgique
Colette Pitance est née à Namur en 1965 et vit à Verviers depuis 1991.
D'aussi loin qu'elle se souvienne, Colette voulait être "dessinatrice", elle dessinait interminablement tenant
un papier et un crayon dans le havre du silence.
Dans la création, elle a passé l'une de
ces périodes douloureuses et riches de
contenus, d'oppositions aux pressions, de refus de l'obligatoire, de vide supporté dans le face à soi-même.
De la rencontre avec d'autres arts:
la littérature, la parole et le chant, surgit une nouvelle veine d'exercices de recherches et de créations plus
personnels et porteurs d'un nouveau langage imaginaire.
(Myriam Bughin)

La peinture et le dessin, faire naître
des images au départ de...rien.
La photo numérique, extraire les images
de leur contexte, les transformer, les
re-créer.
La vidéo, saisir le mouvement, le capter, l'accélérer, le ralentir, l'adapter à soi...
L'écriture de contes, refaçonner l'univers magique des contes de notre enfance, pour appréhender autrement notre réalité d'adultes...

Mon travail est une recherche permanente nourrie de littérature, de musique, des arts de la scène, mais aussi et surtout du quotidien ; nourrie des paysages de mon pays d'adoption: l'est de la Belgique.
Mon atelier est un laboratoire où
s'accumulent les éléments venus de
l'extérieur (objets, croquis, branches,
papiers, poudres, trouvailles de brocante) en attente d'une nouvelle vie, d'un rôle dans une démarche créatrice.
L'écriture graphique est le langage dans lequel je traduis tout ce que j'ai perçu et reçu, pour le restituer enrichi de tout ce qui consitue mon univers.

Mon site : www.colette-pitance.be
Vous y découvrirez bien sûr mes
oeuvres les plus récentes mais aussi
tous les éléments qui constituent mon
univers créatif.
Des liens vers d'autres sites, des textes que j'aime, écrits par des gens que j'aime.
Au hasard des pages, vous pourrez
ainsi reconstituer l'atmosphère dans
laquelle j'ai plaisir à évoluer.

J'ai (re)découvert les crayons de couleur, ce petit bâton qui a fait ne nous tous des artistes quand nous étions enfants.
La magie des couleurs qui se superposent sans se mélanger, des traits qui s'entremêlent...
Tout cela sera visible lors d'une exposition en août à Spa.
Renseignement en temps utile sur mon site
Toute l'année :
Exposition permanente à l'atelier sur rendez-vous.
Mon "écriture graphique" est le langage dans lequel je traduis tout ce que j'ai reçu et perçu, pour le restituer enrichi de tout ce qui constitue mon univers.
J'ai visité le domaine de la technique, de l'ingéniérie, inspirée par de savantes équations et une application visible.
l'Atomium.
Ecritomium est une exposition des travaux des derniers mois de recherche.
www.le-coach.be
A 12 ans, Colette s'inscrit aux cours du soir de l'Académie des Beaux-Arts de Namur, et y entame à 15 ans, le parcours des humanités artistiques.
Elle y découvre les différents métiers
des arts plastiques et se sent extraordinairement accompagnée par
un professeur de sculpture passionné,
enthousiaste et respectueux de la
moindre proposition créative :
Serge Gangolf.
Elle le suit à Saint-Luc à Liège durant
deux ans, façonnant la terre et le
plâtre.
Puis l'Académie des Beaux Arts de
Bruxelles l'accueille et lui apprend
le rapport à la pierre.
Dans cette école où l'individualité
de l'artiste est reconnue, elle réussit avec distinction, et toujours avide d'apprendre, se réinscrit au cours de dessin.
Elle enseigne aux intérimaires à
l'académie de Bruxelles puis à celle
de Verviers, participe à diverses
expositions collectives.
Actuellement professeur au C.E.F.A. de Seraing (Centre d'Education et de Formation en Alternance), elle y construit ses cours et élargit ses champs de compétences.
Depuis février 1993 elle est membre de l'ASBL Silences, les Dunes! (Verviers). (Myriam Bughin)
Synesthète
Depuis que j'ai découvert le langage,
il m'apparaît comme une certitude que
couleurs et mots sont liés.
Il est pour moi évident que chaque
lettre et chaque mot ont une couleur.
Mais ô stupeur! passe devant mes yeux
cet après-midi un article intitulé
"le syndrôme de Rimbaud".
J'y apprends que cet arc-en-ciel que
j'ai dans la tête lors de la moindre
conversation est en fait "un trouble
sensoriel", "une anormalité neuronale",
"une erreur de connexion", certains
parlent aussi de "curiosité
intellectuelle" ; que ce disfonctionnement porte un nom savant d'origine grecque : "la synesthésie", que je rentre dans une catégorie dite "chromatolexicale"; que ce phénomène est étudié depuis plus d'un siècle par d'éminents psychiatres et neurologues...
Moi qui me croyais poète...
Je pensais encore jusqu'à ce matin que tout le monde était capable de ces associations. Mais il semble que ce soit quelque chose d'assez rare.
C'est bien triste pour les autres,
c'est tellement magnifique toutes ces couleurs dans ma tête.