Un métier qui permettra à Pascal d’exprimer librement ses dons et ses goûts artistiques, son côté rêveur, mais qui saura lui imposer ses rigueurs :
l’artisan devra acquérir de solides connaissances scientifiques, notamment en chimie, en physique, en mécanique.
Talent mécanique qui pourra s’exercer au quotidien :
l’artisan papetier devra souvent s’assurer lui- même du bon fonctionnement de ses machines.
Bien connaître ses outils permet d’exploiter au mieux leur efficacité.
Pascal Jeanjean, un artisan à double personnalité, un artiste cartésien !
Le rêve et la réalité s’affrontent en douceur, tirent vers le haut un métier auquel il a su, en une quinzaine d’années, rendre l’image dynamique d’un métier indispensable.
Pascal tempère cette vision un peu idyllique de son travail en rappelant que les titres, les reconnaissances et les prix que lui ont valus ses réalisations sont le fruit d’un labeur et de recherches quotidiens.
Le métier est aussi physique qu’intellectuel !
Cours de fabrication de papier pour tous

Pascal JeanJean explique :
«Le papier, ce sont des fibres, de la cellulose qui est une molécule complexe, longue et composée d'hydrogène et de carbone.
Ces molécules présentent deux propriétés essentielles, elles sont hydrophiles et chimiquement instables.
Elles ont donc besoin de molécules voisines pour rester en équilibre.
Cette cellulose se trouve dans l'ensemble des représentants du monde végétal.
Dans l'industrie, on utilise des plantes annuelles, vivaces et différentes essences de bois.
C'est cette diversité du monde végétal qui permet la multitude de qualités de papiers différents.
Les molécules de cellulose seront donc différentes ainsi que les propriétés chimiques et physiques.
Pour fabriquer un papier particulier, il faut choisir dans la nature les plantes dont les propriétés chimiques, physiques et mécaniques, voire les combinaisons seront fonction du produit que l'on veut en faire. Il n'y a donc pas de papier universel. »
«Par une transformation appelée fibrillation (séparation en fibrilles), la molécule de cellulose va se séparer, devenir en partie instable et rechercher l'équilibre en s'alliant à l'eau.
Pour faire la pâte à papier, il faut « fibriller » plus que naturellement, il faut en quelque sorte forcer la réaction chimique.
Cette intervention artificielle permettra d'assurer un maximum de combinaisons entre la fibre et l'eau.
Le papier est une substance résistante à la traction. Lorsqu'il se combine à l'eau, il perd sa résistance, puis la récupère, aussitôt séché.
En fait, en présence d'eau, les fibres se décollent pour mieux retenir l'eau. Au séchage, l'équilibre initial est rétabli.
Il va sans dire que la qualité de l'eau viendra elle aussi influencer la santé du papier.
Ainsi, si l'on considère l'eau ferrugineuse, il y aura un risque de générer des champignons.
C'est ainsi que l'on a pu voir se développer des qualités de papier directement liées à la localisation géographique et hydrologique de l'industrie productrice. Par exemple, citons la Mayenne, en France, spécialisée en culture céréalière, qui a longtemps donné un papier surtout utilisé dans l'emballage.
Cette production n'existe plus aujourd'hui».
Pascal JEANJEAN
Atelier :
rue de l’Industrie
7090 Braine-le-Comte,
Domicile :
rue du Vieux Château
1457 Whalain-Saint-Paul
Tél et fax : 067/ 55 65 97
pascal.jeanjean@gmail.com
Cours de fabrication de papier pour tous
STAGE D'ETE :
du lundi 9 août au vendredi 13 août.
Aujourd’hui l’Artisan papetier belge utilise essentiellement du coton des Etats Unis et d'Israël, du lin et du chanvre du Nord de la France et de Belgique, de l'abaca du Brésil et des Philippines, de l’alfa d'Afrique du Nord, des vieux chiffons et bien sûr de l'eau