Roland Baptiste graveur
Graveur
sur armes
Gravure sur métal
Cours de gravure sur métal
A chaque époque, l’homme a cherché à laisser une empreinte de son passage, une signature remarquable pour les générations futures.
L’artiste graveur sur métal ne fait pas exception à la règle.
C’est pourquoi chaque graveur indépendant à son style, choisit avec soin son support.
Il travaille sur commande, la personnalise à l’extrême, chaque pièce devient unique.
Pour Roland Baptiste, il en est ainsi.
A partir d’un thème défini par le client, il laisse exploser sa créativité. Jamais de routine dans son travail :
chaque commande l’oblige à exploiter au mieux toutes les techniques de la gravure sur métal, tout en privilégiant tel ou tel procédé pour mettre en évidence les motifs réalisés à la table à dessin.
Chaque fois, un nouveau projet oblige l’artiste graveur à se remettre en question.
Selon Roland Baptiste, on apprend toujours, même quand on est passé maître dans son art.
D’où l’intérêt du métier, un métier passionnant, tellement que Roland n’en finit pas de le découvrir.
Quinze ans de pratique, déjà…
Et ce n’est qu’un début !
Une vie qui se remplit de premières fois, jour après jour, vous n’en voudriez pas, vous ?
Roland semble avoir trouvé le bon moyen pour conserver l’éternelle jeunesse….
La région liégeoise est réputée pour son passé armurier, la famille de Roland Baptiste pour sa passion de la gravure sur métal.
Roland est un artiste amoureux de la nature et des animaux.
Comme tout graveur qui se respecte, il est aussi un excellent dessinateur.
Chaque nouveau projet de gravure prend forme à la table à dessin, du reste…
On peut voir Roland comme un artisan d’art créatif :
il maîtrise parfaitement les techniques de son métier et les pièces qu’il crée sont artisanales, uniques et personnalisées à chaque fois, très loin, donc, des réalisations industrielles.
Roland se voit plutôt comme un artiste qui s’exprime librement.
Sa seule contrainte :
sa conception de ce que doit être une belle arme de chasse doit, au bout du compte, rejoindre le goût de ses clients.
Un style personnel affirmé, une griffe qui prolonge l’histoire glorieuse de l’armement en région de Liège… à sa manière !
S’il est un véritable artiste fin et subtil, un artisan accompli, diplômé de l’Ecole d’Armurerie de Liège, Roland est aussi un homme de contact et ses clients, d’où qu’ils viennent, sont d’emblée en confiance :
entre passionnés, pas de barrière de langue, on se comprend très vite.
De toute manière, les réalisations précédentes de l’artiste témoignent clairement de son soin du détail, de son souci de la perfection : l’arme que vous lui confiez est exceptionnelle ?
Il en fera un bijou unique !
Roland Baptiste travaille avec les amateurs d’armes d’exception en Belgique, bien sûr, mais également en France, en Allemagne, en Angleterre et même aux Etats- Unis.
Roland Baptiste Graveur
Rue Beaulieu, 19
4577 Modave
Belgique
tél: +32 476 845 560
email : rolandbaptiste@gmail.com
www.rolandbaptiste.com
Envie de vous initier aux techniques de la gravure sur armes ?
Roland organise des visites de son atelier et même des stages personnalisés eux aussi : jamais plus d’une personne à la fois !
Prenez contact avec Roland :
il a tout prévu pour vous mettre à l’aise pour votre première approche de la gravure sur métal « à la liégeoise » !
Roland Baptiste aime partager l’amour de son métier.
L’écouter en parler est un régal : vous aussi, vous apprécierez de rencontrer ce passionné, aurez envie d’en savoir plus sur son univers d’artiste.
La gravure est l’un des moyens les plus anciens utilisés par l’homme pour nous renseigner sur son histoire, son environnement :
l’homme préhistorique a gravé sur des os des silhouettes d’animaux vivants à l’ère quaternaire.
Les artistes de l’Antiquité et du Moyen- Age ont créé une foule d’objets qui ont servi à l’impression des tissus ou à gaufrer des matières comme le cuir ou le velours. C’est en incisant différents matériaux qu’ils ont obtenu des cylindres, des sceaux, des plaques tombales, etc., …
L’homme a toujours gravé.
Les métaux n’échappent pas à la règle : pièces de monnaie, blasons, armes, boucliers.
Si j’ose dire, les techniques se sont affutées au fil des siècles et certains artistes nous ont transmis des œuvres qui font encore référence aujourd’hui.
Le terme de gravure peut s’entendre à plusieurs niveaux.
Il exprime l’art de graver, évidemment, mais désigne aussi l’ensemble de la production issue de cet art.
La gravure peut être décorative ou servir à imprimer des copies, même sur papier !
La gravure de Roland Baptiste échappe totalement à ces considérations :
chacune de ses créations est unique et son travail n’est pas prévu pour être imprimé ou copié, quel que soit le procédé utilisé.
Une œuvre d’art doit conserver son cachet et son identité initiale, rester un sujet de fierté, tant pour l’artiste que pour son propriétaire.
La gravure sur métal, principalement, se travaille en creux, en taille douce, selon l’appellation généralement admise par les professionnels.
Les techniques sont nombreuses, chaque graveur privilégie celles avec lesquelles il se sent le plus à l’aise, celles qui confèrent à ses œuvres un cachet unique et un style reconnaissable.
Selon Roland Baptiste, le travail d’un graveur doué et techniquement compétent n’est jamais supérieur au travail d’un autre graveur, il est simplement différent.
Question de personnalité, de tempérament artistique et créatif…
L’artiste reste modeste, même s’il est reconnu comme l’un des meilleurs graveurs au monde, surtout si on se limite à la personnalisation.
La gravure sur métal exige une habileté manuelle exceptionnelle.
Là, Roland ne craint pas grand monde, preuves à l’appui.
Sans trahir aucun secret de fabrication, Roland est passé maître dans l’utilisation des différents types de burins.
Ses techniques de prédilection sont en fait une approche personnelle des traditionnelles taille douce, champlevé (ou fonds creux), damasquinage.
Allez, on va tout vous dire :
pour vous garantir précision et finesse des détails, l’artiste belge travaille en s’aidant d’un binoculaire !
La technologie évolue.
Si elle nous permet d’améliorer la qualité finale d’un produit, n’hésitons pas à nous en servir.
A propos de qualité, nous soupçonnons Roland Baptiste d’être plus exigeant que ses clients…
On peut dire que la beauté de la gravure sur métal dépend essentiellement de l’habileté manuelle et de la personnalité artistique du graveur, car les techniques de base ont très peu évolué.
Au fil des siècles, la gravure a enrichi son patrimoine de signatures aussi prestigieuses que celles de Rembrandt, Dürer, Picasso ou Dali.
Eaux fortes, aquatintes, lithographies ont ainsi accédé au rang d’art majeur, ce qui n’était que justice, quand on voit le niveau de perfection atteint par certaines œuvres.
La taille douce est un procédé apparu vers la moitié du quinzième siècle.
L’Allemagne et l’Italie sont à l’origine de cette méthode utilisée aujourd’hui partout dans le monde.
Roland Baptiste la pratique de la manière la plus traditionnelle qui soit :
c’est en enlevant des copeaux de métal, en creusant des sillons plus ou moins profonds, toujours d’arrière en avant, armé de ses seuls burins que l’artiste belge donne naissance à des motifs uniques, caractéristiques et reconnaissables, appréciés autant des particuliers que d’armuriers réputés comme Holland & Holland, par exemple.
Certains effets sont obtenus en « repoussant » le métal.
A l’aide d’une pointe sèche en acier, le graveur griffe le métal en sens inverse du burin, provoquant l’apparition de « barbes », qu’il supprimera ou non, selon l’effet et le relief qu’il souhaite.
Une manière de rendre certains motifs plus vivants :
le poil du chien de chasse, le blé dans les champs a l’air de suivre naturellement le mouvement que lui suggère un souffle de vent imaginaire, le vol de l’oiseau semble plus réel, etc., …
Autre réalisations : ici / ici
Le champlevé était utilisé par les artisans du métal en Allemagne, en France et en Belgique, à proximité de fleuves comme le Rhin où la Meuse.
Le champlevé fera donc partie de la culture artisane de la région liégeoise dès le XIème siècle.
Le procédé paraît simple, lorsqu’on l’énonce.
Roland nous explique :
« en gravure sur armes nous faisons les fonds creux, qui à l'origine étaient destinés à recevoir l'émail. Pour l'incrustation de métal, on applique la technique de damasquinage.
Les fonds creux sont réalisés par une succession de passage d'un burin plat, qui permet d'évider la surface voulue.
On peut appliquer à ces fonds, une finition mate ou perlée suivant l'outil utilisé pour cela (mattoir ou perloir), ce qui donne cet aspect noir aux fonds ».
Le champlevé, à l’origine, était appliqué en orfèvrerie.
Par la suite, les artisans l’utiliseront pour des supports métalliques très épais, essentiellement le cuivre.
Les passionnés de technologie actuelle feront la fine bouche devant cette technique issue du Moyen- Age. Pourtant, elle a su défier le temps, et, bien appliquée, elle séduit toujours les amateurs de bel ouvrage.
Encore une technique « courante » au Moyen- Age !
Pourtant son origine est bien plus lointaine, puisqu’on en retrouve trace dans nos régions dès l’Antiquité sur des objets de service ou sur des armes.
Le damasquinage est une technique artistique qui nous viendrait de la ville de Damas, en Syrie, donc.
Pendant longtemps, les Arabes ont d’ailleurs été les maîtres de la décoration d’armes avec ce procédé.
Des milliers d’exemplaires, souvent très richement décorés, ont été exportés et appréciés partout dans le monde occidental.
Pour créer un motif décoratif sur un support métallique par damasquinage, il faut y intégrer un fil de fer ou de métal précieux en suivant un dessin arrêté à la pointe, un profil créé, ciselé au préalable.
Le fil de métal est introduit dans son « berceau » par martelage, du centre vers les bords. Ces bords se referment ainsi sur le fil de métal et l’incrustent dans la composition.
Les petites imperfections seront corrigées à l’aide d’une lime douce et polie.
Au fil du temps, les techniques orientales du damasquinage ont inspiré de nombreux artistes européens.
L’amour du métal et du travail bien fait est universel et les artisans cherchent toujours à améliorer la qualité de leur production.
Rien n’est jamais acquis.
D’un côté, on apprend encore et encore.
De l’autre on transmet ce que l’on sait.
Qu’il est long, le chemin vers la perfection, pas vrai, Roland ?
L’atteindra- t- on, un jour ?
On va essayer, tiens…