Atelier Terres du Nord
Hervé Taquet
Sculpteur, céramiste
Hervé Taquet n’est pas devenu céramiste par hasard.
Par goût, il a suivi toutes les formations appropriées, est devenu formateur lui- même.
Son métier, il le pratique depuis une dizaine d’années.
Il s’est « fait la main », si l’on peut ainsi parler d’un artiste proche de la nature dont la créativité passe obligatoirement par une habileté manuelle innée, expérimentée et entretenue comme un bien précieux.
Hervé travaille aux colombins.
Il recueille lui- même sa terre, la façonne de ses mains, la réduit en poussière, la réhydrate pour en faire des pains.
Enfin, de cette matière seront « montées » les pièces imaginées par l’artiste.
C’est comme ça qu’il est heureux, Hervé Taquet :
les mains dans la terre et la tête au milieu des formes qu’il invente et réinvente sans cesse…

Hervé crée ses propres émaux à la cendre de végétaux.
Toujours à la recherche de qualités plus belles, plus fiables, plus naturelles, le céramiste personnalise ainsi ses réalisations.
Les teintes sont inimitables, uniques, comme les objets ou les sculptures sur panneaux que crée ce sympathique artiste du nord de la France.
En 2008, Hervé Taquet a ouvert son atelier, créé sa propre entreprise.
L'artiste peut s’exprimer librement …
Son talent est évident, les clients ne s’y trompent pas.
Les commandes et les projets en témoignent.
Comme la plupart des créatifs, Hervé Taquet se considère davantage comme un artisan consciencieux et expérimenté que comme un artiste.
Que pensera- t- il du "titre" d’artisan d’art qu’il mérite largement, nous semble- t- il ?
Hervé Taquet divise les pains de terre qu’il a soigneusement préparés en parts plus ou moins importantes.
Il les roulera ensuite, obtenant ainsi des « boudins » plus ou moins gros, les colombins, plus ou moins longs, selon la nécessité imposée par les pièces à réaliser.
Le travail aux colombins est non seulement proche de la terre, mais offre un contact permanent et sensuel avec la matière.
L’artiste pose ensuite les « boudins » de terre (les colombins, c’est quand même plus joli, non ?) les uns sur les autres et les relie entre eux, toujours à la main.
D’un colombin à un autre, Hervé peut varier les diamètres, exactement comme s’il utilisait un tour.
A ce stade- ci, le céramiste ne peut que surveiller le résultat de son travail :
il est trop tôt pour évider, créer des formes plus abouties.
La matière est beaucoup trop humide, elle devra sécher progressivement.
Chaque nouvelle réalisation exige une énorme dose de patience avant que s’exprime le talent et le savoir- faire du céramiste qui travaille aux colombins.
Nous voici enfin arrivés au moment où les précieux objets vont sécher à l’air libre sagement posés sur une étagère, ce qui peut prendre plus d’un mois selon les pièces.
Importantes sont les qualités du montage et du lissage !
En effet, seul un travail soigné permettra à Hervé d’aboutir ses céramiques dans de bonnes conditions.
Avant la première cuisson, l’artiste s’assurera que sa pièce est prête à passer au four :
bien sèche, et sans craquelure indésirable qui risquerait, à peine enfournée, de défigurer la dernière réalisation.
Pas question de réduire à néant autant d’efforts et de patience !
Voir sculpture lumineuse : ici
Hervé compose ses émaux avec la cendre de matières végétales précises comme le tuya, le sapin ou le foin, par exemple.
Il tamise ensuite les différents mélanges pour obtenir un résultat homogène.
Après cette préparation, l’artiste « soufflera le chaud et le froid…
En effet, les émaux ne seront appliqués sur le grès qu’après le « dégourdi » , autrement dit, après une première dessiccation (cuisson) à 7OO°.
Ensuite devenu poreux, le grès « prendra » mieux les émaux choisis.
Hervé pose ses émaux au vaporisateur pour l’extérieur et à la louche pour l’intérieur des pièces.
D’où l’importance accordé à la fabrication des émaux et la minutie avec laquelle il tamise les cendres de végétaux afin que le résultat homogène obtenu puisse se manier avec différents outils.
Après émaillage et séchage, la nouvelle réalisation est prête pour un nouveau tour au four.
Lors de la deuxième cuisson, à 1260°, Hervé Taquet confère à chaque pièce son cachet unique.
En fait, la complicité entre l’homme et la nature va s’exprimer…
La chaleur intense provoque une réaction chimique des émaux.
A la fin de la cuisson Hervé ouvrira et refermera le four, causant ainsi un choc thermique important.
Les émaux dépendent de chaque végétal ayant une carte d’identité qui lui est propre, formant des dessins parfois imprévus et difficiles à reproduire par la suite.
Chaque pièce est donc forcément unique.
Hervé est très fier d’assister la nature quand elle se fait créative.
A ce stade, qui, de la matière ou de l’homme travaille le plus, emploie le savoir- faire et la maîtrise technique de l’autre ?
La nature ?
Le céramiste ?
En tout état de cause le travail d’Hervé tient du géologue, du chimiste, des essais constants et de la créativité permanente.
Mais pour le client, seul compte le résultat de cette confrontation.
Et là, c’est l’émerveillement !
La nature dans toute sa beauté, révélée dans une pièce unique, et soulignée par la main d’un artiste sensible et respectueux de son matériau.

Hervé TAQUET
Sculptures-Céramiques
Atelier Terres du Nord
19 Rue Grégoire PEUGNIEZ - Rue de
La Vacquerie
59231 VILLERS PLOUICH
France
Tel : (00.33)-(0)6 14 24 68 67
herve-taquet@wanadoo.fr
SITE INTERNET : ICI
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(Rédacteur-Design : cmonmetier)