François Bodart
Luthier
Artisan fabricant spécialisé dans la Viole de Gambe
violon et Alto
Réparation violons, viole, alto
Belgique
De sa formation de menuisier, François Bodart retient essentiellement le plaisir de travailler le bois.
Dès l’âge de 17 ans, l’envie de réaliser des instruments de musique le tenaille, un artiste s’éveille.
Il commence à fabriquer des guitares et des luths.
Autodidacte, François Bodart apprend, jour après jour, peaufine sa technique, découvre l’histoire de la lutherie traditionnelle et l’art des grands maîtres luthiers.
Ils permettent aux grands virtuoses de nous régaler des délices de l’art baroque.
Pendant plusieurs années, François Bodart construira des luths.
Le marché est saturé et gagner sa vie en créant ce type d’instrument est difficile.
L’artiste, devenu un spécialiste de l’art baroque trouve son créneau.
Son instrument de musique favori, la viole de gambe (encore le baroque), sombre dans l’oubli.
François Bodart, passionné par cet instrument qui connut son heure de gloire entre 1550 et 1750, décide de construire du neuf.
Il deviendra ainsi un des rares luthiers au monde à recréer des instruments inspirés de modèles anciens.
Si vous lui demandez pourquoi il a fait un tel choix, il vous fera écouter quelques une des plus belles pièces exécutées à la viole de gambe par de grands interprètes.
Ensuite, en guise de réponse, il vous posera une question :
« Ne trouvez-vous pas que le son de cet instrument imite à merveille la voix humaine, traduit parfaitement nos émotions, des plus enjouées aux plus fougueuses ? ».
Il a raison.
Pas étonnant que les meilleurs artistes lui confient la construction de leur viole de gambe, violon, alto, violoncelle :
si la musique est leur moyen d’expression, François Bodart leur en fournit le mode.

François Bodart S.P.R.L.
Luthier
Peu d’eau, 11/B
B-5300 ANDENNE
Belgique
Tél : 0032 (0)85 84 26 66
Fax : 0032 (0)85 84 35 84
francois.bodart.sprl@skynet.be
« J’aime connaître la réaction de mes clients.
Je désire savoir pour qui je travaille.
Le dialogue avec l’interprète s’avère indispensable.
De même, par la suite, si je n’ai pas de nouvelles de mes instruments, cela me rend triste ».
Un peu comme si des proches ne vous donnaient plus signe de vie…
François Bodart considère ses instruments comme des enfants qu’on laisse s’envoler vers leur vocation, mais, qu’on n’oublie jamais.
Photos travail de François Bodart : ici / ici / ici / ici / ici
Tout mélomane s’émeut, s’émerveille des prouesses techniques et artistiques des bons interprètes.
Leur sensibilité s’intègre si parfaitement à la partition qu’on a l’impression d’un message personnel, dont nous sommes le confident privilégié.
On en oublie presque le compositeur de l’œuvre.
Cette magie, nous l’attribuons à la virtuosité de l’interprète.
Nous sommes conscients aussi que son talent se divise en deux portions inégales : 5% de don, pour 95% de transpiration, mais, qui pense à l’artiste, qui, au fond de son atelier, pièce après pièce, façonne à la main chaque détail, recherche la perfection de l’outil ?
L’interprète et l’instrument auront droit aux projecteurs et aux applaudissements, peut-être à la gloire. le luthier, lui, restera modestement dans l’ombre, avec pour seule fierté la satisfaction du travail bien fait.
A propos de modestie, ne répétez pas à François Bodart que nous l’avons consacré artiste.
Lui, se considère comme un artisan, compétent et sérieux, soigneux et méticuleux, il refuse le titre de Maître-Luthier.
La gloire et l’argent ne sont pas ses objectifs.
Le plus souvent seul dans son atelier, c'est là qu’il se sent heureux, mettant tout son savoir-faire au service de ses cinq ou six commanditaires annuels.
Il préfère la qualité à la quantité, la richesse de l’oeuvre à celle du compte en banque, la quiétude sereine de l’atelier d’Andenne aux honneurs tapageurs ou à l’agitation des villes.
Pourtant, ses violons, altos, violoncelles et violes de gambe font aujourd’hui référence dans le monde entier.
François Bodart est rapidement encouragé dans sa démarche :
rendre son lustre et sa notoriété à la viole de gambe, en respectant les techniques qui firent son succès dès le milieu du XVIe siècle.
Il sera soutenu dans son souci d’authenticité par l’école belge de viole de gambe.
Ses recherches emmèneront le luthier belge dans les musées de Hambourg, Paris, Washington, Bruxelles et Londres.
Il réunira des renseignements aussi précieux que nombreux issus de collections privées.
Une étude minutieuse, le souci de la précision, feront de François Bodart le spécialiste des violes typiques du grand luthier Joachim Tielke (1641-1724). La qualité sonore des instruments reconstitués par François Bodart satisfait pleinement les gambistes du monde entier.
Le luthier belge a participé activement à la promotion de la viole de gambe.
En 1987, par exemple, on le rencontre à Paris, Bruges, Utrecht et même Boston où il se liera d’amitié avec des scientifiques responsables des prestigieuses collections d’instruments anciens.
Il aura l’opportunité de s’intéresser à quelques exemplaires des violons et violoncelles de Stradivarius.
Une référence, pour les spécialistes de la musique baroque.
Crémone est la ville considérée comme la capitale de la lutherie.
Les plus grands maîtres sont passés par là, lieu de tradition, d' un potentiel de savoir-faire immense étudié et transmis par des générations de passionnés.
Certains luthiers ont appris durant toute une vie la perfection du son, des couleurs de vernis. François Bodart s’inspire avec respect des techniques de l’école de Crémone du XVIIIe siècle.
Le son, par sa qualité, le préoccupe: « Précisément, lorsqu’on interprète, par exemple, les œuvres de Marin Marais (1656-1728), mon violiste préféré, un auteur dont on a retrouvé cinq livres de « Pièces de Viole », de musique de chambre et plusieurs opéras.
Une musique qui me transperce ».
François Bodart ne le reconnaîtra jamais, mais il est un artiste sensible, doublé d’un mélomane averti.
Le luthier a l’oreille très sûre.
Il ajoute :
« Le son importe énormément, d’autant plus que je ne possède pas de magasin et que je ne fais pas de publicité.
Ma publicité, ce sont mes instruments ».
Un accident est vite arrivé. François Bodart assure la réparation de vos violons, alto, viole de gambe...
Le musicien n’en est pas forcément responsable et il tient beaucoup à son instrument (exercices, répétitions, concerts, on s’attache !).
Bien sûr, François Bodart interviendra pour aider l’artiste :
on le soignera, ce bébé blessé ! (C’est de l’instrument dont on parle, qu’aviez-vous compris ?)
Depuis plus de trente ans maintenant, François Bodart côtoie les meilleurs interprètes de la musique baroque.
Il met tout son cœur et tout son talent pour leur fabriquer des instruments d’un très haut niveau de qualité.
Sachant que ses instruments ne sont pas toujours accessibles à tous les talents moins fortunés, il a mis au point une formule destinée à de jeunes musiciens qui ainsi pourraient accèder plus rapidement à ses instruments.
Un luthier passionné par son travail, fou de musique, se devait de trouver un moyen de promouvoir l’art en aidant les jeunes artistes.
Voilà, c’est fait !
Félicitations, monsieur !